Café (Le)

Identification
Connaître

Identité

Présentation

En 1930, Madagascar était le principal exportateur de café africain. Malheureusement, depuis les années 1990, le secteur subit une crise majeure. Aujourd'hui, le café, dans la Grande Ile, constitue encore une énorme ressource pour le pays, mais pour combien de temps ?

Nom officiel
Café (Le)

Situation

Situation géographique

Le café robusta est cultivé dans les plaines et l'arabica sur les Hauts Plateaux.

Environnement

Espèces végétales

Le caféier d'Arabie (Coffea Arabica) est un petit arbre de moins de 9 m de haut, qui apprécie l'ombre d'arbres plus grands. Ses feuilles persistantes, de forme elliptiques, ont un pétiole court. Les fruits sont des drupes, appelées « cerises », de couleur rouge vif ou violette à maturité, dont la pulpe est sucrée. Elles contiennent deux graines, placées face à face, à la forme caractéristique des grains de café.
Le caféier robusta (Coffea canephora) est très voisin du précédent.

Histoire

Historique

Les premières graines de café auraient été introduites à Madagascar au XVIIIe siècle par les traitants des Mascareignes. Mais ce n'est qu'au début du siècle suivant que les plantations de caféiers ont fait leur apparition sur la Grande Ile.

Vers 1926, en raison du prix élevé du café brésilien et de la sous-évaluation du franc, les cafés coloniaux, le malgache en tête, s'écoulent extrêmement bien en France même ceux de qualité modeste.

Dans les années 1930, Madagascar est le principal exportateur de café dans l'ensemble francophone africain avec 83% du total, dépassant les autres pays d'Afrique.

En 1947, à cause de l'insurrection malgache à laquelle l'armée française a durement répondu, la production de café baisse.

Au début des années 1950, anticipant la fin du conflit, certains négociants français, comme la Société commerciale interocéanique, se spécialisent dans le café malgache. Alors que cette dernière s'implante à Manakara, les cafés Ancel, autre maison de négoce du Havre, s'installe à Tamatave.

En 1993, Madagascar a adhéré à l'Association des Producteurs de Café (APC).

Entre 1997 et 2000, le café malgache est en crise à cause de la concurrence de plus en plus rude de pays comme le Vietnam, le Brésil, l'Indonésie ou encore la Côte d'Ivoire.

Aujourd'hui, il reste une des principales ressources du pays mais pour combien de temps encore ?

 

Anecdotes

Comment la variété de café "Libéria" a été condamnée...

En 1922, le gouverneur général Hubert Auguste Garbit veut standardiser la commercialisation du café. Pour cela, il lance en France une enquête auprès auprès des chambres de commerce des grands ports (Le Havre, Bordeaux, Nantes) et des grands centres de consommation (Lyon, Lille) dans l'idée d'établir quelle est la meilleure variété de café de Madagascar entre le Libéria, le Congo et l'Arabica : « la plus prisée jusqu'ici est la sorte Congo, vendue plus communément sous le nom de Kouilou de Madagascar ou Bourbon de Madagascar» répondent les questionnés. Résultat: la variété Libertalia est abandonnée.

Plantations des colons contre plantations des indigènes

Dans les années 1920 et 1930, les colons français ont l'ambition de faire interdire les plantations de café dirigées par des indigènes sur la côte est de Madagascar. Pour cela, ils envoient au gouverneur général Léon Cayla une pétition en octobre 1930. Peu de temps après, l'administration tranche et prend parti pour les indigènes en constatant que leurs cultures sont plus efficaces.

Commentaires

Tendances et évolution

Depuis les années 1990, la production de café vert malgache n'a cessé de baisser. En 1974, elle était de 80 000 tonnes, en 1994, elle était descendue à 70 000 tonnes et en 2013, elle ne représentait plus que 64 000 tonnes.
En 1994, un agriculteur vendait 1 kg de café pour se procurer 3 kg de riz. Aujourd’hui, pour avoir ces 3 kg de riz, il doit vendre 8 ou 9 kg de café ".

Remarques

A Madagascar, les deux espèces Arabica et Robusta sont présentes ce dernier est de loin le plus produit.
L'Arabica Elita est considéré comme l'un des meilleurs arabicas de la région et le numéro un à Madagascar.

Documents

Bibliographie

La culture des Caféiers à Madagascar, article de François Ledreux
Revue de botanique appliquée et d'agriculture coloniale Année 1929 Volume 9 Numéro 92 pp. 241-249

1 Film disponible dans cette fiche
5 Photos disponibles dans cette fiche
1 Son disponible dans cette fiche
13 Ebooks disponibles dans cette fiche